Perdre du poids durablement avec l'hypnose, sans régime
Vous avez perdu du poids, vous l'avez repris. Le problème n'est presque jamais l'assiette : c'est ce que la nourriture vient combler. Voici ce que l'hypnose travaille, et ce qu'elle ne peut pas faire.
Vous connaissez la mécanique par cœur. Un régime, quelques kilos en moins, puis la reprise, et souvent un peu plus qu’avant. Vous savez très bien ce qu’il « faudrait » manger. Vous l’avez lu partout. Le problème n’a jamais été le manque d’information.
Ce qui se joue est ailleurs. Vous mangez sans avoir faim. Vous finissez l’assiette alors que vous êtes rassasié. Vous ouvrez le placard à vingt-deux heures sans savoir pourquoi, et vous vous en voulez juste après.
Cet article explique ce que l’hypnose travaille dans un accompagnement de perte de poids, et surtout ce qu’elle ne travaille pas. Il dit aussi franchement dans quels cas elle n’est pas le bon premier recours.
Pourquoi les régimes finissent par se retourner contre vous
Un régime restrictif repose sur une idée simple : moins d’apports, moins de poids. Sur le papier, cela fonctionne. Dans la vraie vie, cela fonctionne quelques semaines.
Le corps, lui, ne raisonne pas en objectifs. Il raisonne en survie. Face à une restriction prolongée, il s’adapte : il économise, il ralentit, il réclame. La faim monte, les pensées tournent autour de la nourriture, et l’aliment interdit devient étrangement désirable. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est une réponse biologique parfaitement logique.
Vient ensuite le moment où la restriction cède. Un dîner, une contrariété, une soirée de fatigue. Et la reprise démarre, souvent au-delà du point de départ. C’est ce que l’on appelle l’effet yoyo : une alternance de pertes et de reprises qui laisse, à chaque tour, un peu plus de découragement.
Le plus coûteux dans cette mécanique n’est pas le poids repris. C’est ce qu’elle installe dans votre tête. Le régime vous apprend à ne plus vous fier à votre corps. Il remplace vos sensations par des règles extérieures : les horaires, les portions, les listes d’aliments autorisés. Après quelques années de ce fonctionnement, beaucoup de personnes que je reçois ne savent plus reconnaître leur faim. Elles savent seulement ce qu’elles ont le droit de manger.
Les repères d’une alimentation équilibrée sont utiles, et le site public Manger Bouger les résume mieux que je ne le ferais. Mais connaître ces repères et parvenir à les suivre sont deux choses très différentes. C’est précisément dans cet écart que je travaille.
Ce que la nourriture vient combler
Manger apaise. C’est vrai, immédiatement, et c’est bien pour cela que ça revient.
Au cabinet, je retrouve presque toujours les mêmes quatre pistes, seules ou mêlées.
L’ennui. Une soirée vide, un dimanche trop long, une tâche fastidieuse. Le placard devient une occupation. Rien de dramatique ne s’est produit : il ne se passe simplement rien, et manger remplit ce rien.
Le stress. Mâcher fait retomber la tension, physiquement. Après une journée sous pression, le grignotage joue le rôle d’une soupape. Beaucoup de personnes décrivent une envie irrésistible entre dix-huit et vingt-et-une heures, précisément quand la journée se dépose.
Le réconfort. Les aliments doux ou gras réveillent souvent des souvenirs anciens, parfois liés à l’enfance. On ne mange pas un gâteau, on cherche une consolation.
La colère. Celle qu’on n’a pas dite. La phrase avalée en réunion, la remarque encaissée sans répondre. Elle redescend, et le soir, quelque chose se mange à sa place.
Distinguer ces faims-là de la faim physique change beaucoup de choses. La faim physique monte progressivement, se ressent dans le corps, accepte n’importe quel aliment et disparaît une fois le repas pris. La faim émotionnelle surgit d’un coup, réclame un aliment précis, et laisse le plus souvent un goût de culpabilité derrière elle.
Tant que le besoin réel n’est pas identifié, aucune règle alimentaire ne tient. Vous pouvez vider vos placards : le mécanisme, lui, reste intact.
Perdre du poids avec l’hypnose : ce que le travail change
L’hypnose ne compte pas les calories. Elle ne vous donnera ni menu, ni interdit, ni pesée hebdomadaire. Elle travaille sur le rapport émotionnel à la nourriture, et sur les automatismes qui se sont installés autour d’elle.
Concrètement, le travail avance sur deux axes.
Le premier consiste à retrouver vos sensations. La faim, la satiété, ce moment précis où le corps dit que c’est assez. Ces signaux existent toujours, ils sont simplement recouverts par des années d’habitudes et de règles apprises. En état d’hypnose, l’attention se recentre sur le corps, et ces repères redeviennent perceptibles.
Le second consiste à explorer ce que la nourriture vient combler, puis à installer d’autres ressources pour répondre à ces besoins. Si la tablette de chocolat de vingt heures gère votre stress, la supprimer par la volonté ne fait que retirer un outil sans le remplacer. Le travail consiste à donner au stress une autre issue, pour que le geste perde son utilité.
Je choisis la méthode en fonction de vous. L’hypnose Sajece, très douce, convient bien aux personnes anxieuses ou qui découvrent l’hypnose. L’hypnose ericksonienne, qui procède par métaphores et suggestions indirectes, convient à celles qui résistent d’instinct aux consignes frontales. Le détail de ces approches figure sur la page séance d’hypnose, et le déroulé d’une séance est décrit pas à pas dans l’article comment se passe une séance d’hypnose. Je suis formée à l’accompagnement de la gestion de poids par Hypnosolutions depuis 2018, et vous trouverez l’ensemble de mon parcours sur la page qui suis-je.
Un mot sur les preuves, parce que l’honnêteté vaut mieux qu’un argument de vente. Le rapport de l’Inserm publié en 2015, Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, reconnaît un intérêt réel de l’hypnose dans certaines indications, notamment le syndrome de l’intestin irritable et l’accompagnement de l’anesthésie. Sur la perte de poids, le niveau de preuve reste limité, faute d’études de qualité suffisante. Ce que je constate au cabinet ne remplace pas une étude clinique. Je vous le dis pour que vous veniez avec des attentes justes.
Ce que l’hypnose ne peut pas faire
Il y a des limites, et je préfère les poser d’emblée plutôt que de les découvrir en cours de route.
L’hypnose n’est pas une promesse chiffrée. Personne ne peut vous annoncer un nombre de kilos ni une date. Un praticien qui vous vend « moins dix kilos en trois séances » vous vend une certitude qu’il n’a pas. La perte, quand elle vient, est progressive, et elle varie d’une personne à l’autre.
Un surpoids peut avoir une cause médicale. Un dysfonctionnement de la thyroïde, un trouble hormonal, certains traitements comme les corticoïdes, des antidépresseurs ou des neuroleptiques peuvent modifier le poids indépendamment de toute alimentation. Avant d’entamer un accompagnement, parlez-en à votre médecin traitant et faites le bilan qu’il jugera utile. L’hypnose ne remplace jamais cet examen.
Les troubles du comportement alimentaire relèvent d’un médecin. L’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie sévère (des crises répétées de prise alimentaire incontrôlée) sont des maladies. Elles se prennent en charge par un médecin et une équipe spécialisée, avec un suivi somatique, nutritionnel et psychologique. L’hypnose n’est pas le bon premier recours dans ces situations, et je ne prétends pas le contraire. Si ce que vous vivez ressemble à cela, je vous oriente vers votre médecin, et je le fais sans hésiter. Le cas échéant, un travail en hypnose peut venir en complément d’une prise en charge établie, en accord avec l’équipe qui vous suit, jamais à sa place.
Enfin, l’hypnose ne dispense ni de bouger ni de manger correctement. Elle rend simplement ces choses plus accessibles, parce qu’elles cessent d’être un combat contre vous-même.
Le déroulé d’un accompagnement de 4 à 6 séances
Un accompagnement de perte de poids se construit sur quatre à six séances, rarement moins.
La première séance dure environ trois heures. C’est long, et c’est nécessaire. Nous prenons le temps de reconstituer votre histoire avec la nourriture : depuis quand, dans quels moments, ce que vous avez déjà tenté, ce qui a tenu et ce qui a cédé. Nous identifions vos déclencheurs, un par un. Puis nous entrons dans un temps d’hypnose dédié. Vous repartez avec un cadre clair, et une seule consigne pour les jours qui suivent : observer.
La deuxième séance a lieu quinze jours plus tard. Les suivantes s’espacent de trois semaines. Ce rythme n’est pas arbitraire : il laisse au corps et aux habitudes le temps de bouger réellement entre deux rendez-vous. Chaque séance dure une heure et consolide ce qui s’est mis en place, ou ajuste ce qui résiste.
Entre les séances, vous ne pesez rien et vous ne comptez rien. Vous observez. Quand vous ouvrez le placard, vous vous demandez simplement si vous avez faim. La réponse, quelle qu’elle soit, est une information utile que nous reprenons ensemble.
Une remarque fréquente concerne le tabac. Beaucoup de personnes redoutent de grossir en arrêtant de fumer, et repoussent l’arrêt pour cette raison. Ces deux sujets se travaillent souvent en lien, et j’aborde ce point dans l’article consacré à l’arrêt du tabac avec l’hypnose.
Commencer un accompagnement à Bernay ou en visio
La première séance de perte de poids dure trois heures et coûte 130 euros. Les séances de suivi durent une heure et coûtent 65 euros. Le détail complet des prestations se trouve sur la page tarifs.
Les séances ont lieu au cabinet, 7 rue Bernard Gombert à Bernay, à votre domicile dans un rayon de dix kilomètres, ou en visio si vous habitez plus loin. Le travail est le même dans les trois cas.
Le contenu détaillé de cet accompagnement, ainsi que les questions que l’on me pose le plus souvent, figure sur la page perte de poids. Et si vous hésitez encore, appelez-moi. Cinq minutes au téléphone suffisent souvent à savoir si c’est le bon moment pour vous.
Questions fréquentes
Combien de kilos vais-je perdre avec l'hypnose ? +
Je ne réponds jamais par un chiffre, et je me méfie de ceux qui le font. L'hypnose n'est pas une promesse chiffrée. Ce que je peux décrire, c'est le travail : retrouver vos sensations de faim et de satiété, et comprendre ce que la nourriture vient combler. La perte de poids, quand elle vient, est la conséquence de ce changement. Elle est progressive, et elle varie selon les personnes.
Vais-je devoir suivre un régime entre les séances ? +
Non. Aucun aliment n'est interdit, aucune liste n'est imposée, rien n'est pesé. Le travail porte sur vos sensations et sur vos automatismes, pas sur des calories. Je vous propose quelques repères simples pour mieux comprendre le fonctionnement de votre corps. La consigne principale entre deux séances tient en un mot : observer, sans vous forcer et sans vous juger.
L'hypnose peut-elle m'aider si je souffre de boulimie ou d'anorexie ? +
L'anorexie, la boulimie et l'hyperphagie sévère sont des troubles du comportement alimentaire. Ils relèvent d'un médecin et d'une équipe spécialisée, pas d'un hypnothérapeute en premier recours. Si votre situation correspond à ce cadre, je vous oriente vers votre médecin traitant. L'hypnose peut éventuellement venir en complément d'un suivi médical établi, jamais à sa place.
Et si je grignote surtout le soir devant la télévision ? +
C'est l'un des motifs les plus fréquents au cabinet. Le grignotage du soir répond rarement à une faim réelle. Il solde la journée : la fatigue accumulée, les tensions du travail, l'ennui d'une soirée vide. Nous cherchons ensemble à quel besoin ce moment répond, puis nous installons d'autres réponses possibles. Le geste perd alors sa raison d'être.
Ces séances sont-elles possibles en visio ? +
Oui. L'accompagnement de perte de poids fonctionne en cabinet à Bernay, à votre domicile dans un rayon de dix kilomètres, ou en visio partout en France. Le déroulé et les tarifs sont identiques dans les trois cas. La visio convient bien aux personnes éloignées ou dont les horaires rendent le déplacement compliqué.
À propos de l'auteure
Claudie Duval-Duvivier est hypnothérapeute à Bernay, dans l'Eure, depuis 2017. Maitre Praticien en hypnose, formée à sept méthodes complémentaires, elle accompagne enfants, adolescents, adultes et seniors sur les troubles anxieux, le sommeil, les addictions, la confiance en soi et la libération émotionnelle.