L'hypnose spirituelle et symbolique : qu'est-ce que c'est ?
Le mot « spirituel » fait fuir les uns et fantasmer les autres. Il ne désigne ici ni religion ni surnaturel, mais le sens que l'on donne à sa vie. Cette approche s'adresse aux personnes qui ne cherchent pas seulement à faire taire un symptôme, mais à comprendre ce qu'il raconte.
Je pratique trois formes d’hypnose, et une seule provoque toujours la même question au téléphone : « spirituelle, c’est-à-dire ? ». Le mot fait peur à certains, qui redoutent une religion déguisée. Il fait espérer à d’autres une révélation, un message, une réponse toute faite. Les uns et les autres se trompent, et c’est bien pour cela qu’il faut expliquer ce mot avant d’expliquer la méthode.
Voici donc ce qu’est réellement cette approche, ce qu’elle n’est pas, à qui elle s’adresse, et pourquoi elle ne conviendra pas à tout le monde.
L’hypnose spirituelle et symbolique, une hypnose qui cherche le sens
Une séance d’hypnose classique vise un objectif défini. Vous voulez arrêter la cigarette, dormir enfin, monter dans un avion sans trembler. Le point de départ est un symptôme, le point d’arrivée est sa disparition ou son apaisement, et le travail consiste à aller de l’un à l’autre.
Cette approche part d’ailleurs. La question n’est plus « comment faire cesser cela », mais « qu’est-ce que cela raconte ». Ce n’est pas une nuance de vocabulaire, c’est un autre travail.
Les personnes qui viennent pour ce motif me disent souvent la même chose, avec des mots différents. Quelque chose se répète. Le même genre de relation, encore et encore. Le même mur juste avant une décision importante. La même sensation d’être un peu à côté de sa propre vie, sans savoir la nommer. Parfois, elles ont déjà travaillé le symptôme, parfois avec de bons résultats, et pourtant quelque chose reste.
Je me suis formée à l’hypnose spirituelle et symbolique chez Colibri Formation en 2023, après plus de vingt ans d’accompagnement et six ans de pratique de l’hypnose. Je ne l’ai pas ajoutée pour étoffer une liste. Je l’ai ajoutée parce que je voyais revenir des demandes que les protocoles orientés symptôme ne prenaient pas.
La séance dure 1 h 30, ou 2 h 30 dans son format long. Cette durée n’est pas un argument commercial. L’introspection demande du temps, et il n’y a pas de version rapide de ce travail. Autant le dire tout de suite : si vous cherchez un résultat net sur un problème précis, ce n’est pas ici.
Ce que « spirituel » ne veut pas dire ici
Le mot est piégeux, alors commençons par tout ce qu’il ne désigne pas.
Il ne désigne aucune religion. Cette approche est entièrement laïque. Je ne vous demanderai jamais ce que vous croyez, et rien dans la séance ne suppose une foi. Croyants de toutes confessions, agnostiques, athées convaincus : le travail est exactement le même, et il n’exige aucune adhésion.
Il ne désigne aucun don. Je ne suis ni médium ni voyante. Je ne prédis rien, je ne reçois aucun message, je ne détiens aucune vérité sur vous. Je ne pratique pas non plus la régression dans des vies antérieures, et je ne vous la proposerai pas. Ce n’est pas ma formation, ce n’est pas mon métier, et je ne veux pas vous vendre cela.
Il ne désigne enfin aucun surnaturel. Rien, dans une séance, ne sort de vous. Tout ce qui apparaît vient de votre esprit, et de nulle part ailleurs.
Alors que reste-t-il ? Le sens que l’on donne à sa vie. Voilà ce que « spirituel » veut dire ici, et c’est tout. Ce à quoi vous tenez, ce qui compte vraiment pour vous, ce que vous voulez faire de la période qui s’ouvre, ce que vous cherchez à réparer. Ce sont des questions humaines, banales, que chacun se pose un jour, souvent à un tournant. Elles n’ont rien de mystique.
Si le mot vous gêne, retenez l’autre : symbolique. Il décrit mieux ce qui se passe, et vous pouvez appeler cette approche ainsi. Cela ne changera rien à la séance.
Les images et les symboles, ce que votre esprit produit tout seul
Reste à comprendre le mot « symbolique », qui n’est pas plus clair pour la plupart des gens.
En hypnose, l’esprit produit spontanément des images. Ce n’est pas moi qui les fabrique, et je ne les impose pas. Elles arrivent, souvent simples, parfois étranges. Une porte fermée. Un chemin qui s’arrête net. Un poids posé sur la poitrine. Une couleur qui revient. Une pièce d’une maison dans laquelle personne n’entre plus.
Ces images ne sont pas décoratives. Elles forment une langue. Une façon, pour ce que vous portez, de devenir visible sans passer par l’explication rationnelle, qui a souvent déjà échoué. Vous savez expliquer votre problème. Cela ne l’a pas résolu.
Un exemple, du genre de ceux que je rencontre au cabinet. Une personne décrit un mur, toujours le même, qui se dresse dès qu’une décision engage vraiment sa vie. Nous ne cherchons pas à démolir le mur, ce serait absurde. Nous le regardons. De quoi est-il fait, depuis quand est-il là, qu’y a-t-il derrière, et surtout, que protégeait-il au moment où il a été construit ? Il arrive qu’une réponse se dise là, à voix haute, une réponse que la personne connaissait sans se l’être jamais formulée.
Je n’interprète pas à votre place. Il n’existe aucun dictionnaire des symboles chez moi, aucune grille où la porte signifierait ceci et l’eau cela. La même porte ne dit pas la même chose à deux personnes. Vous êtes la seule personne qui sache, même si vous ne le savez pas encore. Mon rôle est de vous accompagner, de poser les questions justes, de tenir le cadre. Pas de vous fournir la clé.
C’est ce qui distingue cette approche de l’hypnose ericksonienne, où la métaphore vient de moi, construite pour vous. Ici, l’image vient de vous, et je la suis.
À qui elle s’adresse, et à qui elle ne convient pas
Elle convient bien lorsqu’un schéma se répète et que vous en avez conscience sans parvenir à le défaire. Lorsqu’un événement ancien continue de peser. Lorsque vous êtes à un tournant, une séparation, une retraite, un changement de vie, et que la question n’est plus « comment aller mieux » mais « qu’est-ce que je veux faire de la suite ». Elle convient aussi aux personnes qui ont déjà travaillé un symptôme et à qui il reste quelque chose d’inachevé. Sur ce point, la page consacrée aux blocages émotionnels décrit des situations proches.
Elle ne convient pas si vous voulez un résultat rapide sur un problème précis. Pour un arrêt du tabac, une phobie, une insomnie, l’hypnose classique ou l’hypnose ericksonienne sont plus directes et plus efficaces, et c’est vers elles que je vous orienterai. Elle ne convient pas non plus si vous attendez une révélation ou une réponse venue d’ailleurs. Il n’y en aura pas.
Il faut être clair sur un dernier point, le plus important. Cette approche n’est pas une thérapie de la souffrance psychique lourde. Une dépression, un traumatisme non stabilisé, un trouble psychiatrique relèvent d’un médecin, d’un psychiatre ou d’un psychologue. Je ne me substitue à aucun de ces professionnels, et j’oriente vers eux quand la situation le demande, y compris au téléphone avant tout rendez-vous. L’hypnose est un accompagnement complémentaire, jamais un remplacement, et elle ne guérit rien.
Enfin, l’honnêteté impose de dire ce que la science dit, et ne dit pas. Le rapport de l’Inserm publié en 2015, Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, reconnaît un intérêt réel de l’hypnose pour le syndrome de l’intestin irritable et en accompagnement de l’anesthésie, tout en soulignant que le niveau de preuve reste limité ailleurs, faute d’études de qualité suffisante. Cette approche particulière, elle, n’a fait l’objet d’aucune évaluation scientifique. Je ne prétendrai pas le contraire. Elle relève d’un travail sur le sens, pas d’un traitement, et les résultats varient selon les personnes.
Une séance d’hypnose spirituelle et symbolique à Bernay
Vous n’avez rien à décider avant d’appeler, et surtout pas la méthode. Nous en parlons, et le choix se fait pendant l’entretien qui ouvre la séance. Beaucoup de personnes commencent d’ailleurs par une séance d’hypnose classique, et cette approche vient plus tard, si elle a lieu d’être.
Le format compte 1 h 30 à 95 euros, ou 2 h 30 à 135 euros pour la séance longue. C’est plus cher qu’une séance d’hypnose classique, à 65 euros l’heure en séance de suivi, simplement parce que c’est plus long. Le détail figure sur la page tarifs, et les trois méthodes que je pratique sont présentées sur la page séance d’hypnose. Le cabinet se trouve au 7 rue Bernard Gombert, à Bernay.
Si vous vous demandez ce qui se passe concrètement une fois la porte refermée, le déroulé complet est décrit dans comment se passe une séance d’hypnose. Et si vous hésitez encore, appelez-moi. Cinq minutes au téléphone suffisent souvent à savoir si c’est le bon moment, et si c’est la bonne approche pour vous.
Questions fréquentes
L'hypnose spirituelle est-elle liée à une religion ? +
Non. Cette approche est laïque. Je ne vous demanderai jamais ce que vous croyez, et rien dans la séance ne suppose une foi particulière. Elle est compatible avec toutes les croyances comme avec l'absence de croyance. Le mot « spirituel » désigne ici le sens que vous donnez à votre vie, rien d'autre.
Allez-vous explorer mes vies antérieures ? +
Non, je ne pratique pas cela et je ne le proposerai pas. Je ne suis ni médium ni voyante, je ne prédis rien et je n'ai aucun don particulier. Le travail porte sur les images que votre esprit produit pendant la séance, ici et maintenant, et sur le sens que vous leur donnez vous-même.
Combien coûte une séance d'hypnose spirituelle et symbolique ? +
Elle coûte 95 euros pour 1 h 30, ou 135 euros pour le format long de 2 h 30. Ce tarif diffère de celui d'une séance d'hypnose classique, à 65 euros l'heure en séance de suivi, car la séance dure plus longtemps. Le temps n'est pas un supplément ici, c'est la condition du travail.
Faut-il croire à quelque chose pour que cela fonctionne ? +
Non, vous n'avez rien à croire. Les images qui apparaissent pendant la séance viennent de vous, pas d'ailleurs. Beaucoup de personnes très rationnelles font ce travail sans difficulté. Le scepticisme n'est pas un obstacle. Ce qui compte, c'est votre envie réelle de comprendre ce qui se répète dans votre vie.
Cette approche convient-elle en cas de dépression ? +
Non. Une dépression, un traumatisme non stabilisé ou un trouble psychiatrique relèvent d'un médecin, d'un psychiatre ou d'un psychologue. Je ne me substitue à aucun de ces professionnels, et j'oriente vers eux quand la situation le demande. L'hypnose reste un accompagnement complémentaire d'un suivi médical, jamais un remplacement.
À propos de l'auteure
Claudie Duval-Duvivier est hypnothérapeute à Bernay, dans l'Eure, depuis 2017. Maitre Praticien en hypnose, formée à sept méthodes complémentaires, elle accompagne enfants, adolescents, adultes et seniors sur les troubles anxieux, le sommeil, les addictions, la confiance en soi et la libération émotionnelle.