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Access Bars® : pour qui, pour quoi, dans quelles situations

On me demande souvent si l'Access Bars® est fait pour soi. La réponse honnête tient en deux listes : les situations où il trouve sa place, et celles où il n'a rien à y faire. La seconde est aussi longue que la première.

Par Claudie Duval-Duvivier Publié le 6 min de lecture

« Est-ce que c’est pour moi ? » C’est la question qui revient le plus souvent au téléphone, dès qu’il est question d’Access Bars®. Elle est légitime, et elle mérite mieux qu’un « ça convient à tout le monde », qui ne veut rien dire et qui n’est pas vrai.

Alors voici les deux listes. Celle des situations où l’Access Bars® trouve sa place. Et celle, tout aussi longue, des situations où il n’a rien à y faire. Je n’expliquerai pas ici ce qu’est la méthode, ni comment la séance se déroule : cela se trouve ailleurs. Je vous dis simplement à qui je la propose, à qui je ne la propose pas, et pourquoi.

Access Bars® : pour qui la séance est vraiment indiquée

Trois profils reviennent, séance après séance, au cabinet.

Les épuisés. Pas la fatigue d’une mauvaise nuit, celle qui se rattrape le week-end. L’autre. Celle qui s’est installée sur des mois, parfois des années, et qui ne cède plus au repos. Vous dormez, vous vous réveillez fatigué. Vous prenez des vacances, vous revenez fatigué. Ces personnes-là n’ont pas besoin d’un travail supplémentaire à fournir. Elles ont besoin qu’on ne leur demande plus rien pendant une heure et demie.

Les hypermentaux, c’est-à-dire ceux qui pensent tout le temps. Le cerveau tourne au réveil, tourne sous la douche, tourne pendant le dîner, tourne encore à minuit. Ces personnes analysent, anticipent, planifient, ressassent. Souvent elles réussissent très bien ainsi, et elles n’ont aucune envie de changer cela. Elles voudraient simplement pouvoir baisser le volume, de temps en temps. L’Access Bars® ne coupe pas le mental, personne ne le peut. Mais beaucoup rapportent, selon les personnes, que le bruit intérieur descend de quelques crans.

Ceux qui n’arrivent plus à s’arrêter. Ils le disent eux-mêmes, presque en s’excusant : « je ne sais pas ne rien faire ». Ils remplissent les silences, les soirées, les dimanches. S’allonger sans écran, sans musique, sans tâche, leur paraît inconcevable. Ce sont paradoxalement ceux à qui la séance apporte le plus, parce qu’elle leur impose un cadre où l’arrêt n’est pas une option mais le déroulé même du rendez-vous.

Si vous vous reconnaissez dans l’un de ces trois portraits, l’Access Bars® a du sens pour vous. Si vous ne vous y reconnaissez pas du tout, lisez la suite avant de réserver.

Les situations concrètes où je le propose

Une période de surcharge, d’abord. Un déménagement, une réorganisation au travail, un proche à accompagner, une charge familiale qui déborde. Rien de pathologique, rien qui relève du médecin, juste trop de choses à la fois et plus assez de place pour respirer. L’Access Bars® ne règle aucune de ces situations. Il offre une parenthèse au milieu.

Ensuite, les personnes qui n’ont pas de demande précise. Elles arrivent en disant « je ne sais pas trop ce que je viens chercher, mais ça ne va pas fort ». En hypnose, cette absence d’objectif complique le travail, car l’hypnose a besoin d’une direction. En Access Bars®, ce n’est pas un problème : il n’y a rien à formuler.

Enfin, et c’est important, les personnes qui ne veulent pas parler d’elles. Certaines n’ont aucune envie de raconter leur enfance, leur couple ou leur travail à quelqu’un. Elles n’ont pas tort. Ici, nous échangeons quelques minutes au début, et c’est tout. Le reste se passe en silence, sans confidence, sans récit, sans questions. Pour beaucoup, c’est précisément ce qui rend la séance possible.

Une dernière situation : les personnes qui viennent en complément d’un accompagnement en hypnose déjà engagé. L’un travaille sur le fond, l’autre offre une respiration. Je détaille ce que chacune de ces deux approches fait, et ne fait pas, dans l’article Access Bars® ou hypnose.

Ce que l’Access Bars® ne fait pas, et pour qui ce n’est pas le bon choix

Voici la partie que la plupart des pages sur le sujet évitent soigneusement. Elle est pourtant la plus utile.

L’Access Bars® n’est pas un traitement. Il ne soigne rien, il ne guérit rien, et je ne le présenterai jamais autrement. Ce n’est pas une thérapie, ce n’est pas un acte de soin, ce n’est pas remboursé par l’Assurance maladie. Et ce n’est pas validé scientifiquement : aucune étude sérieuse n’en démontre l’efficacité, je l’explique sans détour dans mon article sur ce qu’est l’Access Bars®. L’hypnose, elle, a au moins fait l’objet d’une évaluation officielle en France, le rapport de l’Inserm publié en 2015, Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, qui conclut à un intérêt réel dans certaines indications tout en soulignant que le niveau de preuve reste limité ailleurs. Rien d’équivalent n’existe pour l’Access Bars®.

Ce n’est donc pas le bon choix, et je vous le dirai au téléphone :

  • Si vous traversez une dépression. Cela relève d’un médecin, et souvent d’un psychiatre ou d’un psychologue. Pas de moi.
  • Si vous avez un trouble psychiatrique diagnostiqué, ou des symptômes qui vous inquiètent sur le plan psychique. Le suivi médical passe avant tout le reste, sans exception.
  • Si vous êtes en situation d’addiction. L’alcool, les substances, un comportement compulsif : ce sont des accompagnements spécialisés, avec un cadre médical.
  • Si vous avez une maladie. L’Access Bars® ne se substitue à aucun traitement, ne l’allège pas, ne le complète pas.
  • Si vous avez une douleur qui n’a pas été explorée médicalement. C’est un point sur lequel je ne transige pas : aucun symptôme physique ne doit être « traité » par l’Access Bars® sans avis médical préalable. Une douleur inexpliquée se fait d’abord examiner par un médecin. Toujours.
  • Si vous avez un problème précis qui demande un travail ciblé. Une phobie, un arrêt du tabac, une peur identifiée : c’est l’hypnose qu’il vous faut, pas l’Access Bars®. Pour cela, je vous orienterai vers une séance d’hypnose, et vous lirez utilement mes articles sur l’arrêt du tabac ou sur la peur de l’avion.

Un dernier cas, plus subtil. Si vous attendez un résultat mesurable et précis, vous serez déçu. Ce n’est pas la logique de cette technique. On n’y vise pas un objectif, on n’y coche pas une case, on n’y compte pas les progrès. Une personne qui a besoin de mesurer pour se sentir avancer doit s’orienter vers un accompagnement qui fixe un cap. L’hypnose le fait. L’Access Bars®, non.

À quelle fréquence, et quand il ne sert à rien d’y revenir

Il n’existe pas de protocole imposé, et méfiez-vous de quiconque vous en vendrait un.

Certaines personnes viennent une fois, par curiosité ou pour souffler après une période dure. Elles repartent, et cela leur suffit. C’est une issue parfaitement normale, ce n’est pas un échec.

D’autres reviennent ponctuellement, quand la charge remonte. Une fois par mois pour les plus régulières, une fois par trimestre pour beaucoup, ou simplement quand elles sentent que le compteur est à nouveau plein. Ce rythme leur appartient, je ne le fixe pas à leur place.

Et puis il y a le cas dont on parle rarement : celui où cela ne donne rien. Si après deux ou trois séances vous ne constatez aucun changement, ni sur votre sommeil, ni sur votre niveau de tension, ni sur votre sensation d’encombrement mental, alors il ne sert à rien d’insister. Je vous le dirai moi-même. Continuer par principe, ou par fidélité, serait vous faire dépenser 70 euros pour rien.

Dans ce cas, nous regardons autre chose ensemble. Peut-être que votre demande relève d’un travail sur le stress et l’anxiété en hypnose. Peut-être qu’elle relève d’un médecin. Je préfère vous le dire que vous garder.

En parler avant de réserver, au cabinet à Bernay

Une séance d’Access Bars® dure environ une heure et demie et coûte 70 euros. Elle se déroule au cabinet, 7 rue Bernard Gombert à Bernay, ou à votre domicile dans un rayon de dix kilomètres. La visio n’est pas possible, la séance reposant sur un contact physique. Tous les détails figurent sur la page séance d’Access Bars®, et le déroulé complet du rendez-vous est décrit dans l’article comment se déroule une séance d’Access Bars®.

Si vous hésitez encore, ne réservez pas tout de suite. Appelez-moi, ou passez par la page contact. Nous en parlons cinq minutes, et je vous dirai franchement si votre demande relève de l’Access Bars®, de l’hypnose, ou de quelqu’un d’autre que moi. Cela m’arrive régulièrement, et c’est très bien ainsi.

Questions fréquentes

Comment savoir si l'Access Bars® est fait pour moi ? +

Posez-vous une question simple : est-ce que je viens chercher une pause, ou un résultat précis ? Si vous êtes épuisé, saturé mentalement, incapable de vous arrêter, l'Access Bars® a du sens. Si vous venez avec un objectif ciblé, une phobie, un arrêt du tabac, c'est l'hypnose qu'il vous faut. En cas de doute, appelez-moi avant de réserver.

L'Access Bars® peut-il m'aider si je suis en dépression ? +

Non, et je ne vous le proposerai pas comme réponse à une dépression. Une dépression relève d'un médecin, et souvent d'un psychiatre ou d'un psychologue. L'Access Bars® n'est pas un traitement et ne remplace aucun suivi. Il peut, au mieux, accompagner un moment de détente à côté d'une prise en charge existante, jamais à sa place.

Faut-il parler de soi pendant une séance d'Access Bars® ? +

Non, et c'est un vrai atout de cette technique. Nous échangeons quelques minutes au début, sans que vous ayez à raconter votre histoire. Le reste de la séance se passe en silence. Beaucoup de personnes qui n'ont aucune envie de se confier trouvent ici un espace où on ne leur demande rien.

À quelle fréquence peut-on faire des séances d'Access Bars® ? +

Il n'y a pas de protocole imposé. Certaines personnes viennent une fois, par curiosité, et cela leur suffit. D'autres reviennent lors des périodes chargées, une fois par mois ou par trimestre. Si vous ne constatez rien après deux ou trois séances, je vous le dirai franchement : cela ne sert à rien d'insister.

L'Access Bars® est-il remboursé ? +

Non. L'Access Bars® n'est pas remboursé par l'Assurance maladie. Certaines mutuelles participent aux approches complémentaires, mais ne comptez pas dessus par défaut : vérifiez auprès de la vôtre avant de réserver. Une séance coûte 70 euros et dure environ une heure et demie, au cabinet à Bernay ou à votre domicile.

Claudie Duval-Duvivier, hypnothérapeute à Bernay

À propos de l'auteure

Claudie Duval-Duvivier est hypnothérapeute à Bernay, dans l'Eure, depuis 2017. Maitre Praticien en hypnose, formée à sept méthodes complémentaires, elle accompagne enfants, adolescents, adultes et seniors sur les troubles anxieux, le sommeil, les addictions, la confiance en soi et la libération émotionnelle.

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